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EN VRAC - Moondog


Faites ce que bon vous semble, mais c'est aujourd'hui même le centenaire de la naissance de Louis Thomas Hardin, alors pour en morceaux ce sera journée Moondog. Ce compositeur mort en 1999 a en effet laissé une œuvre impérissable encore trop méconnue. Si sa musique est défendue par quelques passionnés, l'impression d'entendre un avant-gardisme pop du XVe siècle auquel s'ajoute une apparente naïveté l'aura sans doute éloigné du répertoire des ensembles classiques. Moondog a pourtant réussi à développer un langage totalement original, le consacrant comme un pionnier de la musique minimaliste, lui qui n'a cessé de réinventer des formes anciennes (musique médiévales, amérindienne, maîtres classiques) avec une sensibilité jazz.

De manière plus personnelle, je dois reconnaître avoir découvert Moondog dans les 90's pour des raisons extra-musicales, à cause de sa totale freakitude. Moondog, clochard aveugle, Viking de la 6ème avenue. Aucunement la prétention d'être un spécialiste aujourd'hui, simplement le fait de côtoyer sa musique m'a  permis - comme à beaucoup d'autres - d'oublier rapidement l'aspect folklorique du personnage pour développer un rapport intime à son œuvre. Louis Thomas Hardin rejoignant cette belle liste d'artistes quasi-mythologiques - Homère, Milton, Borgès - dont la cécité fut visionnaire. On écoute cette merveille absolue, "Viking I", morceau qui ouvre Moondog In Europe paru en 1977



Pour ce centenaire, Amaury Cornut déjà responsable de Moondog aux éditions le Mot et le Reste, passionné de Louis Thomas Hardin et défenseur acharné de l'héritage musical de Moondog donne une série de conférences pour aimer le Viking plus que de raison. Celle du jour se tient à la Médiathèque musicale de Paris (Forum des Halles) à 19h.

Il est tout indiqué aux personnes indisponibles d'écouter la dernière émission de Label Pop consacrée à Moondog. Une émission comme d'habitude indispensable, mais comme France Musique ne souhaite pas la reconduire la saison prochaine, privant ainsi tout un réseau de passionnés, de disquaires, de labels et de musiciens de la seule visibilité qu'offrait le service public pour ce type de musique, il est tout aussi indispensable de signer la pétition accessible via le lien présent sur la page du blog.

La playlist qui va bien pour passer la journée avec Moondog :

EN VRAC - Boyarin

Un cadeau comme un don du ciel : Boyarin vient de mettre son album en écoute intégrale. Très grand album où l'authentique originalité se dispute à la grâce infinie. Voici ce qu'on disait du morceau "Useless Lights" il y a deux mois. Marche aussi pour l'ensemble.

Filet de voix trafiquotée à l’hélium sur fond d'un luxuriant clavier bon marché : la curiosité laisse vite place à la sidération. Il y a quelque chose d'unique dans l'univers de Boyarin, une sorte de psychédélisme cristallin qui doit autant à Bach qu'à la pop baroque bricolée version symphonie liliputienne. Pourtant rien ne semble étriqué. Au contraire, les entrelacs mélodiques donnent plutôt l'impression de redécouvrir une réalité sensible où chaque goutte de rosée réfracterait la lumière de façon inédite. Une petite chose absolument formidable en somme.

La BO du printemps s'écoute ci-dessous : 

François-Heudes Chanfrault (1974-2016)


Frichti n°2

Week-end frichti, le retour. Pas de tubes qui tâchent, mais quelques propositions musicales plus aventureuses que d'habitude. Découverte de la collaboration entre le chanteur folk Ryler Walker et le batteur Charles Rumback. Enregistré au cours de deux sessions improvisées, "Dhoodan" impressionne par sa maîtrise. Et si l'influence de Tim Buckley sur Ryler Walker est toujours d'actualité, elle s'exprime ici dans sa veine la plus libre pour une étonnante morceau free-folk composé comme une improvisation jazz. On se déplace ensuite vers la Norvège pour redécouvrir la vielle Europe avec la musique hypnotique de Benjamin Finger. Amorosa Sensitiva est une sorte d'ambient-jazz électronique dont la matière impressionniste se compose de tout un monde de réminiscences. Écoute intégrale parfaite pour un dimanche lumineux. Autre continent, autres musiques avec Konono n°1. Le collectif congolais est de retour avec Batida, artiste portugais de Kuduro. Premier extrait pour une danse à trois jambes au son des balafons et des likembés. Indispensable pour tout amateur de musique répétitive et de polyrythmie.
  • Ryler Walker & Charles Rumback - Cannots (2016, Dead Oceans)
  •  Benjamin Finger - Amorosa Sensitiva (2015, Blue Tapes and X-Ray records)
  •  Konono n°1 meets Batida - s/t (2016, Crammed Discs)


EN VRAC - Thomas Dybdahl

C'est la St-Machin alors on se laisse aller à la célébration de l'amour tendre, mais plutôt que de sortir ta régulière à la pizzeria pour vous regarder dans le blanc des yeux, voici une proposition musicale majeure pour ambiancer cette soirée magnifique où vous ferez l'amour en 2016 comme si c'était 2004.

Instant suspendu d'amour pur, "Babe" de Thomas Dybdahl est un morceau sursublissime pour câliner mollement à la Ben Laden (paraît-il). Possible quand même que ça manque de rythme dans le grand final, mais il te reste le traditionnel Marvin Gaye que tu pourras balancer rapidou grâce au bluetooth de ton téléphone.

Tout l'album One Day You'll Dance for Me New York City de Thomas Dybdahl est extraordinaire, mais ceci n'était qu'une bafouille pour la St-Valentin.

EN VRAC - Une histoire du piratage par Sophian Fanen

Connaissez-vous Sophian Fanen ? Découvert avec les podcasts du "Musikistan" alors qu'il était journaliste culturel à Libération, déjà responsable d'une passionnante histoire de la musique électronique dont nous avions parlé ici, ce spécialiste des rapports entre musique et évolution technologique s'attaque à l'histoire du piratage dans l'émission Culture musique sur France culture. Mais comme notre chouchou est aussi un authentique passionné de toutes les musiques, ce sont au final 4h d'une histoire transversale dans laquelle sont convoqués Danger Mouse, Gregorio Allegri, Bix Beiderbecke parmi d'autres. L'émission aurait pu durer le temps d'un clip anxiogène - rappel : "le piratage, c'est du vol"... - mais Une histoire du piratage, le continent enfoui s'attarde justement à démontrer les implications insoupçonnées d'une pratique qui existe depuis que la musique est un business, que cela vienne des profiteurs, mais aussi des amateurs pour combler un manque avec par exemple la centaine de concerts du Grateful Dead en bootleg, ou encore des artistes eux-même avec le hip-hop et l'apparition du sampling. En réalité, une description bien générique pour une émission foisonnante qui brille par son érudition à coup d'anecdotes et de crate digging comme ce morceau somptueux de Kourosh Yaghmaei dont les cassettes circulaient sous le manteau après la Révolution islamique en Iran. L'émission se podcaste sur le site de France Culture pour pouvoir la pirater dupliquer en masse : LIEN

Plus d'informations sur le site de France Culture :
Une histoire du piratage 1/4 - Faire circuler la musique à tout prix
Une histoire du piratage 2/4 - Ce disque n'a jamais existé
Une histoire du piratage 3/4 - Par-dessus les mur
Une histoire du piratage 4/4 -  Une économie parallèle

Sophian Fanen œuvre actuellement à la création de Les Jours.

EN VRAC - 5 reprises de Bowie


Le saviez-vous ? Bowie est mort.
Pas de long discours, juste 5 reprises du maître.

 
 
   

EN VRAC - Le label Brocoli

Dix ans de Brocoli.
Dix ans d'intelligence, de culture et de passion.

A l'origine fondé par Franck Marguin et Geoffroy Montel pour sortir Music for Girls, premier album de Minizza, le label a construit au cours de ces dix années une belle communauté d'esprit ainsi qu'une ligne directrice qui s'est dessinée au gré des envies et des rencontres. Cette gestion à hauteur d'homme nous a permis d'entendre et parfois même découvrir de nombreux genres musicaux : musique acousmatique (Michel Chion), plunderphonics (Sébastien Roux & Vincent Epplay), néo-classicisme satie-chopinesque (Quentin Sirjacq), de l'épure (Sylvain Chauveau), musique mixte (Pierre-Yves Macé)... Autant de musiciens qui ont su s'affranchir du cadre trop étroit des musiques savantes pour travailler à cœur la musique pop et la pousser dans des formes exigeantes.

A l'occasion de cet anniversaire, Rainier Lericolais a compilé inédits, raretés et extraits d'interview pour découvrir les artistes Brocoli. Et comme c'est Noël, la compilation se télécharge gratuitement sur le site du label (pour ambiancer sévère au moment où tu offriras de l'eau de Cologne à ta grand-mère).

Entre l'achat du sapin et la bûche de Noël, je regrette de n'avoir pas le temps de faire une bafouille pour chacun de ces albums, mais voici quand même mon TOP5 BROCOLI.

1 - Minizza - A Rebours (2013)
2 - Pierre-Yves Macé - Passagenweg (2009)
3 - ON - Second Souffle (2007)
4 - Quentin Sirjacq - La Chambre claire (2010)
5 - Rainier Lericolais & Sylvain Chauveau - The Absence / Sometimes Repeated (2011)

EN VRAC - Arnaud Le Gouëfflec

A Brest même, la ville a été détruite, mais pas le talent. Figure de proue de ce vivier créatif, Arnaud Le Gouëfflec est en train de construire une œuvre pluridisciplinaire qui ne se contente pas de faire du bruit jusqu'à Landerneau ! Après l'écoute du projet Christian Rock Fièvre hier, rapide passage en revue de trois autres créations :

Un peu tard pour réaliser une bafouille sur l'album Deux fois dans le même fleuve dans lequel il fait bon se plonger plusieurs fois. D'autres plus prestigieux - ici et - en ont déjà fait l'éloge. Si tu es passé à côté et avant que ce ne soit plus possible, l'écoute de "Mieux vaut trouver la mort" est obligatoire :


Un peu tôt pour réaliser une chronique de Face B avec Nicolas Moog au dessin : le service presse m'a oublié et mon dealer était en rupture de stock. Peu importe, une bande dessinée qui affiche en couverture The Residents, Moondog, Poison Ivy et qui prétend mettre en lumière "les figures pittoresques de la musique du 20ème siècle" mérite un bonne place sous le sapin à côté des Legos Star Wars de ton neveu.

Enfin, venons-en aux Sessions Fantômes #1 qui provoquent aujourd'hui mon enthousiasme. Sorties sur le label L'Eglise de la petite folie, celles-ci célèbrent la rencontre du trio Arnaud le Gouëfflec, John Trap, Olivier Polard avec Eugène Chadbourne, artiste underground touche-à-tout, illustre Face B aussi fantasque qu'indispensable et victime consentante de l'admiration fétichiste que lui voue Arnaud Le Gouëfflec (comme le prouve le blog Chadbourneries).

Que ce soit sur la reprise brute de "Mieux vaut trouver la mort" ou avec le collage dadaïste "Chad and Glue", le plaisir de jouer/improviser est communicatif. Sans jamais perdre l'auditeur, les morceaux  s'étirent comme pour prolonger le bonheur d'être ensemble. Surtout, il y a l'extraordinaire "Mosha parle" où le banjo bringuebalant d'Eugène Chadbourne fait des merveilles, se permettant même quelques incursions en mode Délivrance. A l’unisson avec les autres musiciens, il donne à ce morceau la puissance d'une incantation déglinguée pour exalter Mosha et ses prophéties dérisoires. C'est d'ailleurs, aujourd'hui plus que jamais, la meilleure manière de dire le monde.

A écouter par ICI.

En vrac : BBMIX

Considéré par certains ultras comme le meilleur festival de France, BBmix se tiendra dans la bonne ville de Boulogne-Billancourt du 27 au 29 novembre 2015 pour un prix ridicule.

Les détails sont à lire sur le site du festival, mais la programmation classieuse devrait logiquement vous obliger à visiter l'ancien fief de Booba pour une autre raison que l'Ile Seguin.  Lorsque l'on sait que Sylvain Chauveau y reprendra les tubes de Depeche Mode, que les musiciens de Timber Timbre viendront avec leur groupe Last Ex, ou que les immenses Wire seront présents, un seul mot : fébrilité.

C'est justement ces derniers que l'on écoute avec leur morceau "I'm The Fly" parce qu'en plus d'être - à titre personnel - une belle madeleine, c'est tout simplement un très grand morceau. A signaler que la programmation du festival peut être découverte en écoute sur leur chaîne youtube.


EN VRAC - Goldmund

Aujourd'hui, demain, pendant quelques temps, ce site portera malheureusement bien son nom...

Face à l'horreur et face à la haine des imbéciles, chacun réagira à sa façon. Alors c'est évidemment dérisoire en ce jour tragique, mais on peut encore opposer à ces ennemis de la culture un peu de la Beauté qui nous entoure. Pour ma part, je trouve du réconfort dans ces nouveaux morceaux de Goldmund que l'on retrouve ici avec R. Sakamoto.

Goldmund, Sometimes (2015, Western Vinyl)

EN VRAC - Angélique Ionatos

GRECQUE ET VISCÉRALE : A part une compilation de rebétiko, Musique de la Grêce antique chez Harmonia Mundi, l'album 666 d'Aphrodite's Child et quelques trucs honteux, je ne connais rien de la musique en Grèce (et c'est le week-end). Aussi, je vous renvoie à la présentation de label Ici d'ailleurs pour en savoir plus. Le prochain album d'Angélique Ionatos est en écoute intégrale en suivant ce lien et c'est très fort. Il faut certes passer par une grande expressivité du chant, mais l'ensemble soutenu par des musiciens exceptionnels (Gaspar Claus, Claude Tchamitchian, Renaud Garcia-Fons par exemple) possède une viscéralité unique.

EN VRAC - Une histoire de la musique électronique par Sophian Fanen

Si tout le monde a remarqué l'émission Very Good Trip de Michka Assayas sur France Inter, peut-être avez-vous manqué celle de Sophian Fanen, Le Temps des machines  sur France Culture, téléchargeable ici-même en podcast.

Sophian Fanen, désormais journaliste à Les Jours, réalise en 5h une histoire de la musique électronique, de George Antheil à PC Music en passant par Donna Summer. Il a fallu faire des choix, mais la synthèse est remarquable/passionnante de bout en bout. Pour ceux qui n'étaient pas portés sur le genre, vous apprendrez par exemple comment la TB-303 ROLAND, le synthétiseur qui a permis la création de l'acid house était à l'origine conçu pour être un outil d'accompagnement permettant de produire une basse synthétique lors de l'entraînement des guitaristes. Petit souvenir avec le tube de Phuture :


Sophian Fanen viendra parler  de Lizzy Mercier Descloux pour la reprise de Label Pop animée par Vincent Théval. C'est désormais tous les dimanches à 20h30 sur France Musique. La meilleure nouvelle de la rentrée !

EN VRAC - PREMIER MESSAGE

Ce dimanche marque le véritable début de ce blog.

Présentation par une liste musicale.
Pas de véritables découvertes ici, mais l'occasion de redire mon amour pour ces dix disques.



Nirvana - Nevermind (1991) : Comme tout le monde, mais grâce aux Transmusicales de Rennes, un peu avant tout le monde : « Smell Like Teen Spirit » n’est découvert par le grand public qu’en mars 1992.  En 1991, Nirvana est donc à l’affiche. Premier vrai concert. Dépucelage auditif, premières bières, première soirée avec des filles, un groupe monstrueux sur scène, des guitares qui volent en éclat. De quoi donner l’envie de continuer.
Pink Floyd - The Piper at The Gates of Dawn (1967) :
Soif de découvertes en 1992 et Télérama qui sort un hors-série qui tombe à point « les 100 meilleurs albums de rock » grâce auquel je dois les bases de ma culture musicale : Kraftwerk, Beastie Boys, Beach Boys, King Crimson, The Clash… S’il ne fallait en retenir qu’un, ce serait Pink Floyd, rare groupe dont je suis fan (il m'arrive même de trouver The Final Cut, c'est dire).
Sonny Rollins - Saxophone Colossus (1957 ) : Mon professeur de batterie admirait Toto ce qui faisait mal aux fesses car à l’époque nous écoutions surtout du noise-rock (cf. Label Noise Amphétamine avec Melvins, Chokebore, Helmet pour les plus connus). Il s’est aussi rattrapé en me prêtant Saxophone Colossus, porte d’entrée idéale pour découvrir le jazz avec ce standard « Saint-Thomas » en ouverture, morceau hard-bop qui débute par une boucle tribale jouée par Max Roach, (que même un débutant peut reproduire certes approximativement).

Ground Zero - Revolutionary Pekinese Opera (1995) : En 1996, le magasin Cyborg station ouvrait sur Rennes car on achetait encore des disques. Moins de 20m2, mais qui concentraient le meilleur de la « musique aventureuse ». Premier disque acheté Revolutionary Pekinese Opera de Ground Zero, mélange inouï de noise, free-jazz et turntablism. Super baisée mais tubesque. Une épiphanie qui marque les débuts d'une émission de radio sur Canal B à Rennes, c'est l'Asile le plus sûr. Elle existe toujours d'ailleurs sous une forme différente.

Aphex Twin - Come to Daddy (1997) : A l’époque, il y avait pour beaucoup de rockers une méfiance pour tout ce qui était synthétiseurs et musique électronique. Il faut dire que dans les 90’s, la house/techno restaient musicalement pauvres et les free-party pour punks à chien n’arrangeaient rien. Les artistes du label Warp ont démontré qu’il était possible de produire une musique purement électronique exigeante (IDM). Aphex Twin surclassait tout le monde dans une maîtrise ahurissante des rythmes et textures, permettant en plus à toute une génération de remonter l’histoire de la musique électronique jusqu’à Pierre Schaeffer.

Naked City - s/t (1990) : John Zorn a laissé quelques chefs d’œuvre, mais s’il compte autant pour moi, c’est avec  son projet Naked City. Il faut dire que ce groupe all-star repoussait les frontières de l’inouï en associant deux genres dont j’étais fan mais qui paraissaient difficilement conciliables : le jazz et le noise-rock. En fait Naked City, c’est aussi la musique improvisée, le klezmer, le drone, l’easy-listening, la musique contemporaine… Beau programme de découverte et les portes de la perception qui continuent de s’ouvrir. 

Mr. Bungle - Disco Volante (1995) : Entre 1994 et 2002, le magazine Octopus a sorti 14 numéros que nous guettions fébrilement parce que chaque parution promettait des découvertes insensées. En avril 1996, la revue présentait Mr. Bungle : « principalement inspiré par la musique de cirque et le ska, le groupe a su y intégrer des éléments de musiques plus communément galvaudés (métal, funk, jazz…) pour créer des atmosphères uniques ». Achat à l’aveugle en magasin et début d’une grande histoire d’amour avec M. Patton. 

Arvo Pärt - Alina (1999) : Je n'ai pas découvert Alina. Elle était là et m'enveloppait bien avant que je la connaisse. Cette œuvre fragile semble concentrer toutes les notes, toutes les émotions, tout l'univers. Il n'y a rien et il n'y aura jamais rien d'aussi beau.
 Brian Wilson - Smile (2004) : Pas aussi essentiel que les autres albums dans ma construction musicale, mais l'ouverture de Smile, "Our Prayer" a quand même changé ma vie au sens propre.

Antony & The Johnsons - I'm a Bird Now (2005) : Musicalement, c'est le retour progressif aux affaires pop. Il faudrait citer énormément d'artistes, mais s'il ne fallait retenir qu'un album ce serait celui-ci où la pop baroque est insufflée d'une puissance soul à la Nina Simone. Difficile d'entendre charge émotionnelle si forte.